La pollution urbaine de l’air et les maladies non transmissibles : une chaire Eco santé pour donner une réponse à ce problème de santé publique

Les zémidjans au Bénin
Les zémidjans au Bénin

Par Didier Hubert MADAFIME

Une Chaire Eco santé est née ce matin au Bénin. Le lancement a eu lieu ce 25 février 2015 à Cotonou. La thématique à l’origine de cette initiative a nom : pollution urbaine de l’air et maladies non transmissibles.

Le Ministre en charge de l’environnement et des changements climatiques a présidé la cérémonie du lancement en présence des scientifiques, des autorités académiques et politico administratives, des professeurs et un parterre d’invité. C’est le CRDI, le Centre de Recherche pour le Développement International qui a financé ce programme.

Quatre pays de la sous-région Ouest-Africaine sont concernés par ce programme à savoir le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso et la Cote D’Ivoire. S’il est prévu développer dans les deux premiers pays la stratégie pour limiter la pollution extérieure, l’accent sera mis par contre sur la pollution à l’intérieure des bâtiments dans les deux autres.

Mais que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur, la pollution urbaine fait des dégâts. Dans un point de presse donné, en prélude, à la cérémonie d’aujourd’hui qui consacre la création de la Chaire Eco santé, le Doyen de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi, le Professeur Benjamin Fayomi, images à l’appui, a montré, aux journalistes, les différentes sources de pollution de l’air et l’étendue de ses dégâts.

D’ailleurs, une étude réalisée sur un groupe de « zémidjans » (les conducteurs de taxi-moto), a révélé que certains ont leur « ADN » séquencé du fait de la pollution de l’air. Du coup,  il devient urgent, d’éliminer les causes liées à la pollution de l’air.

Au nombre de celle-ci figurent, la pollution générée par le transport, la pollution agricole, la pollution par les peintures et les incinérations dans les agglomérations. Les conséquences qui vont avec sont liées aux maladies des voies respiratoires, les cancers, l’hypertension artérielle….ect.

La Chair Eco santé, vise donc, à améliorer la compréhension de la pollution urbaine de l’air et ses impacts sur les maladies non transmissibles et à mettre en place des stratégies de prévention à base communautaire, ceci dans le but d’assurer un environnement urbain plus sain, vivable et durable.

Plusieurs allocutions au lancement de ce programme. Celles qui ont le plus retenues l’attention sont celles du Président de la Communauté de pratique Eco systémique en santé humaine, le Professeur Pascal Valentin Houénou de l’Université Houphouet Boigny d’Abidjan, et de François Gasengayiré du centre de recherche pour le développement international, tous ont montré les relations qui existent entre la qualité de l’air, les déterminants de la santé et les déterminants socio-anthropologiques et économiques.

Tout en remerciant, tous ceux qui ont permis la création de cette chaire Eco santé, Raphaël Edou, le Ministre béninois  en charge de l’environnement, est d’ores et déjà, confiant que ce programme va proposer leurs meilleures stratégies pour venir à bout d’un phénomène à la fois abstraite et insidieuse.

Notons que la Chair Eco santé a deux programme : un programme de formation avec la mise en place d’un Doctorat Inter Universitaire de santé publique et un autre dénommé « AIR SAIN ». Et comme l’a dit un participant, les actes et les résultats vont permettre de juger de la pertinence de ce programme qui dure 4 ans. Plus de six cent millions ont été mobilisés pour la réalisation des différentes activités de ce programme.

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