L’ONU communique le texte de négociation pour un accord climatique aux capitales du monde

Manuel Pulgar-Vidal, Christiana Figueres et M. Laurent Fabius
Manuel Pulgar-Vidal, Christiana Figueres et M. Laurent Fabius

Par Adeyola Opaluwah

Le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a communiqué le texte de négociation pour un nouvel accord sur le changement climatique aux gouvernements dans les six langues officielles des Nations Unies aujourd’hui.

Cette communication signifie que les critères juridiques et procéduraux formels requises pour permettre aux pays d’adopter un instrument juridique sous l’égide de la CCNUCC ont été remplis.

Les gouvernements doivent convenir d’un accord mondial sur le changement climatique à Paris en Décembre, qui entrera en vigueur en 2020. Dans le cadre de l’accord, il est prévu que tous les pays contribuent, maintenant et à l’avenir, en fonction de leurs circonstances nationales, pour éviter que le réchauffement de la planète ne s’élève au-dessus de 2 degrés Celsius et adapter les sociétés au changement climatique actuel et futur.

“Cela permet d’envisager dès à présent un consensus émergent et les options sur la table par tous les ministères concernés afin que les pays puissent arriver à une conclusion avec succès à Paris,” a déclaré la Secrétaire exécutive de la CCNUCC, Christiana Figueres.

“Paris doit mettre le monde sur une piste identifiable pour que le pic des émissions mondiales se produise le plus tôt possible, pour une décarbonisation profonde de l’économie mondiale et pour une neutralité climatique mondiale effective dans la seconde moitié de ce siècle au plus tard”, a-t-elle déclaré.

Le texte de négociation inclut le contenu en substance de la nouvelle convention, y compris l’atténuation, l’adaptation, la finance, la technologie, le renforcement des capacités, et la transparence d’action et de soutien.

La dévastation de la semaine dernière du petit état insulaire de Vanuatu par le cyclone Pam a mis en évidence les conséquences humaines des menaces du changement climatique et des catastrophes sur le développement durable. Pam a frappé juste alors que les pays des Nations Unies se réunissaient pour conclure un nouvel accord de réduction des risques de catastrophe au Japon.

“Il n’y a pas de temps à perdre. Les nations se sont accordées sur de nouveaux objectifs de réduction des catastrophes et décideront d’un ensemble de nouveaux objectifs de développement durable à l’Assemblée générale des Nations Unies en Septembre. L’accord de Paris doit assurer que le changement climatique n’efface pas ces efforts et doit placer tous les pays sur une voie plus rapide vers un avenir résilient au changement climatique basé sur une énergie propre”, a déclaré Mme Figueres.

Prochaines étapes des négociations sur le climat

2015 verra la continuation d’intenses négociations pour l’accord de Paris sur le changement climatique. Les négociations officielles se poursuivront sur la base du texte de négociation lors de la prochaine réunion sur le changement climatique de l’ONU à Bonn, du 1er au 11 juin.

“La réunion de Bonn sera l’occasion pour les pays de faire preuve de flexibilité et de volonté de parvenir à un règlement rapide des questions en suspens et de rechercher un terrain d’entente sur les questions non résolues”, a déclaré Mme Figueres.

D’autres sessions au cours de laquelle les pays auront la possibilité de converger vers des solutions et résoudre les problèmes à l’avance de la Conférence de Paris ont été prévues à Bonn, du 31 août au 4 septembre et du 19 au 23 octobre.

En outre, les réunions de niveau ministériel qui se tiendront au cours de l’année comprendront le changement climatique à leur ordre du jour et de contribueront à la convergence sur les principaux choix politiques nécessaires.

Ces réunions comprennent notamment le Forum des Economies Majeures, avec jusque quatre sessions provisoirement prévues cette année; le Dialogue climatique de Petersburg (du 17 au 19 mai) et le G7 et le G20 à venir.

“Ces occasions aideront à s’assurer que les pays peuvent injecter la direction politique et le niveau d’énergie adéquats. Ce qu’il faut maintenant, c’est que les points de vue des chefs d’État, des ministres et des équipes de négociation reflètent une vision cohérente de l’ambition et les moyens pour y parvenir », a ajouté Mme Figueres.

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