L’eau, une équation difficile à résoudre pour les pays Africains – Usher Sylvain

Usher Sylvain, directeur Executif de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) (PHOTO: ClimateReporters/Kanzly Mideh)
Usher Sylvain, directeur Executif de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) (PHOTO: ClimateReporters/Kanzly Mideh)

 

USHER Sylvain, directeur Executif de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) nous a accordé une interview dans laquelle, il explique les raisons de la tenue du congrès de son association qui se tient cette année en Nairobi au Kenya. Entretien réalisé par Kanzly MIDEH.

Climate Reporters: Bonjour monsieur le directeur exécutif, pouvez nous donner les enjeux de cette 18ème édition du congrès de l’association africaine de l’eau ?

Usher Sylvain: Le congrès de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) qui se tient tous les deux ans est un forum scientifique et technique destiné à faire l’état des lieux du développement du secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique. Le 18ème congrès et exposition a pour thème : «L’accès durable à l’eau et à l’assainissement en Afrique ».

Il vise à créer des opportunités de partage des bonnes pratiques, de recherche appliquée ainsi que des politiques permettant de relever les défis de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Il servira également de plate-forme d’interaction entre les principaux acteurs opérationnels du secteur de l’eau sur le continent Africain, les décideurs politiques et les bailleurs de fonds pour réfléchir sur les moyens de faire face aux défis du secteur eau et assainissement en l’Afrique.

Climate Reporters: A qui devront nous nous attendre ? Quels seront les points forts du congrès ?

Usher Sylvain: Il y aura plusieurs temps forts. D’abord, nous avons les événements d’avant-congrès, avec le Forum des jeunes professionnels qui sera à sa deuxième édition, puis la table ronde des bailleurs qui réunira les opérateurs économiques et autres partenaires au développements autour de la question du financement de la réduction de l’Eau non-facturée, et puis surtout, il y aura le lancement du 1er Réseau des Femmes Professionnelles de l’Eau et de l’Assainissement en Afrique.

Toujours en prélude au congrès, l’organisation tiendra ses réunions statutaires, à savoir, le Comité de Direction et l’Assemblée Générale.
Enfin, pour le congrès, à proprement dit, il faudra s’attendre à des communications de haut niveau, des side évents, des séances B to B et surtout la grande exposition qui réunira plus de 300 exposants sur une superficie de 2000 m2.

Climate Reporters: Pouvez-vous nous donner le nom de quelques personnalités que vous attendez à l’ouverture du congrès ?

Usher Sylvain: Pour l’ouverture du congrès, nous attendons la présence du chef de l’Etat Kenyan, Son Excellence UHURU KENYATTA, qui devrait présider la cérémonie. Ce serait une grande première, et cela montrerait, s’il en était encore besoin, que l’AAE est une organisation qui gagne, chaque année, un peu plus en notoriété.

Nous avons également, adressé une invitation aux instances dirigeantes de la commission de l’Union Africain, et nous espérons que cette instance sera représentée à nos travaux.

Nous aurons, aussi l’honneur de recevoir une haute personnalité de la fondation Bill et Melinda Gates. Cette organisation nous soutien, depuis quelques temps, sur un important projet d’assainissement de 4 ans, à l’intention de 5 villes africaines. Et puis, une forte présence de personnalités qui comptent, aujourd’hui sur le continent, dont la présidente de la fondation Coca cola Afrique.

Climate Reporters: Combien de participants sont attendus à ce congrès et quels seront les experts panélistes qui interviendront sur les différents thèmes ?

Usher Sylvain: Nous avons voulu que les communications, présentations et exposés soit d’une qualité qui reflète la diversité des expertises que compte le secteur eau / assainissement en Afrique et dans le monde. Tous les sachant et experts du secteur de l’eau, mondialement connus seront là.

Au cours des trois derniers congrès, les assises ont enregistré un nombre record de délégués venus d’Afrique et du reste du monde. On a eu 1 600 participants en 2010, à Kampala, 900 en 2012 à Marrakech et 2 000 en 2014 à Abidjan. Pour le congrès de Nairobi, nous attendons plus de 2000 délégués

Climate Reporters: Contrairement aux années passées, quelle sera l’innovation que vous aurez à apporter à l’édition de 2016 de votre congrès ?

Usher Sylvain: Ce congrès intervient dans un contexte de mobilisation internationale autour des Objectifs du Développement Durable, et de la COP 21. Ce sont deux événements qui focalisent l’attention, et tous les opérateurs du secteur, présent à ce grand rendez-vous, tenterons, à travers leur participation, de s’inscrire dans ce mouvement, et auront à cœur de faire en sorte que les défis liés à l’eau et à l’assainissement en Afrique, soient relevés, conformément aux directives de la communauté internationale.

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