Le Sénégal profite du Tech Mec de l’ONU pour diminuer ses coûts énergétiques

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Le Sénégal réduit conjointement ses dépenses énergétiques et ses émissions grâce à un réseau international de soutien coordonné de technologies de plus en plus efficace au titre de la Convention-cadre de l’ONU sur les Changements Climatiques.

Le projet du pays d’accroître l’efficacité énergétique dans le secteur industriel à l’aide du Mécanisme Technologique de la CCNUCC contribuera à réaliser des économies d’énergie de près de 440.000 MWh au cours des 8 prochaines années, car il s’inscrit dans le plan climat national qu’il a soumis en vertu de l’Accord de Paris de 2015.

L’assistance globale du mécanisme – de la recherche, aux recommandations politiques en passant par les sources de financement et la mise en place – permet aux pays de réaliser leurs plans climatiques nationaux, connus sous le terme de « Contributions Déterminées au Niveau national ».

Ce système qui soutient les pays dans l’accélération des efforts climatiques au bénéfice tant des populations que de la planète, remplit désormais pleinement son office, et il est accessible à tous les pays en développement.

Dans l’espace d’exposition du CRTC (Centre et Réseau de Technologie Climatique) et du CET (Comité Exécutif de la Technologie) de la COP23 à Bonn, on peut découvrir comment le Mécanisme Technologique aide les pays à accélérer le développement des technologies climatiques en 2017. A ce propos, ne ratez pas l’événement en direct pendant la COP 23 side event #Climatetech

Des priorités nationales aux actes

Le Sénégal a été le premier à tirer profit de l’Évaluation des Besoins Technologiques pour le changement climatique de l’ONU (link). Celui-ci a permis d’identifier que si son secteur industriel en croissance ne représentait que 0,2% de la consommation d’énergie du grand public, il représentait en revanche 36% de sa consommation d’énergie au niveau national.

C’est une preuve indubitable que les options facilement accessibles en matière d’énergie, et l’utilisation efficace des ressources, offrent un vaste potentiel d’économies d’énergie dans le secteur.

C’est là qu’intervient le Mécanisme Technologique pour passer à l’étape suivante : l’assistance concrète.

Le mécanisme compte ainsi deux entités complémentaires l’une de l’autre: le Comité Exécutif de la Technologie (CET), qui aborde les questions de politique pour améliorer le développement de technologies respectueuses du climat et leur transfert, et le Centre et Réseau des Technologies Climatiques (CRTC), l’instrument de mise en œuvre du Mécanisme Technologique qui fournit une assistance technique.

Le gouvernement sénégalais a pris des mesures et a contacté le CRTC afin qu’il aide les industries locales à mettre en œuvre des solutions efficaces et à mieux valoriser les déchets et les sous-produits.

« Nous devions tout d’abord identifier les technologies. Le CRTC, à travers son vaste réseau, nous a non seulement aidés à trouver les bons experts pour développer ces technologies, mais il nous a aussi assistés dans l’identification des partenaires financiers pouvant soutenir la mise en œuvre des technologies », a déclaré le Professeur Issakha Youm, de l’organe désigné au niveau national au Sénégal, chargé des relations avec le réseau des technologies de l’ONU.

À la demande de la République sénégalaise, le centre a ensuite eu recours à l’expertise de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) mais aussi à celle de deux partenaires : ENDA Énergie (du Sénégal) et Sofies SA basé en Suisse.

Tous soutiennent désormais le pays dans l’intégration de technologies de pointe appropriées aux principaux secteurs industriels, dont des indicateurs de performance dans tout le Parc industriel domestique de Diamniadio. Ceci favorisera une politique énergétique intégrée, ainsi que l’utilisation des ressources par différentes branches, afin que des produits dérivés de l’une d’elles puissent être valorisés par une autre à des fins de production et d’utilisation d’énergie.

Ce faisant, le secteur industriel du Sénégal est en train d’améliorer son efficacité, sa productivité et sa compétitivité en matière d’énergie.

Soutien politique à la technologie climatique

Le Comité Exécutif de la Technologie (CET) de la CCNUCC travaille en collaboration avec le CRTC en se fondant sur les politiques qui peuvent être utilisées et mises en œuvre par les pays. Son rôle consiste à réunir des experts issus du monde entier, d’horizons divers, pour identifier les politiques susceptibles de permettre de répondre à certaines des questions liées aux technologies climatiques.

Dans un dialogue thématique organisé par le Comité au début de cette année, les experts ont conclu que l’efficacité énergétique industrielle avait un potentiel de réduction des gaz à effet de serre équivalent à celui des technologies renouvelables.

De nombreuses idées et méthodes portant sur l’amélioration du rendement énergétique dans le secteur industriel ont été présentées. Ce qui a permis aux participants, par exemple, de tirer profit des expériences et des enseignements des programmes en matière d’efficacité énergétique dans ce même secteur, en Afrique du Sud.

À la suite du dialogue thématique, le CET a publié des recommandations politiques, adressées à la COP23, relatives à l’efficacité énergétique dans l’industrie, ainsi qu’une note d’orientation permettant aux pays d’identifier les moyens d’accélérer le développement durable en se concentrant sur ce secteur.

Au nombre de ces recommandations, on compte des résumés adaptés aux actions que les différentes parties prenantes, y compris les institutions financières, les organisations internationales, les industries et les décideurs nationaux peuvent entreprendre pour accroître leur rendement énergétique.

Réduction de la fracture technologique

L’une des missions du CET consiste également à relier les objectifs technologiques des pays en développement aux initiatives de la finance et du secteur privé. À cet effet, la collaboration du CET et du CRTC avec le Fonds vert pour le climat et les parties prenantes concernées a pour objectif de veiller à la mise au point de ces technologies, et de s’assurer que plusieurs opportunités d’investissements en termes de NDC se matérialisent.

À titre d’exemple, le Fonds vert pour le climat et le CRTC travaillent actuellement avec le gouvernement du petit État insulaire des Tonga, à l’élaboration de son plan directeur de rendement énergétique.

Mécanisme technologique –  Informations complémentaires

Le Mécanisme Technologique de la CCNUCC œuvre à l’amélioration de l’action des technologies climatiques par le biais de deux entités complémentaires l’une de l’autre: le Comité Exécutif de la Technologie (CET) et le Centre et Réseau des Technologies Climatiques (CRTC). Pour en savoir davantage, consultez leur Rapport annuel commun pour 2017

Le CET, en sa qualité d’organe politique du Mécanisme Technologique, analyse les questions liées aux politiques technologiques et propose des recommandations pour aider les pays à se développer en émettant moins gaz à effet de serre et à construire la résilience au changement climatique. Dans ses missions, le Comité est appuyé par 20 experts en technologie venant du monde entier. En conséquence, le Comité a pu élaborer des recommandations de politique clé sur l’innovation, l’efficacité énergétique et l’atténuation, et publier trois notes sur la Coopération Sud-Sud, l’efficacité énergétique dans l’industrie et l’innovation.

Grâce à l’identification de meilleures combinaisons, au renforcement des capacités et au transfert des technologies climatiques, le Centre et Réseau des Technologies Climatiques (CRTC) peut mettre les pays en développement en contact avec les experts en technologie et les financiers du monde entier. Pour ce faire, le CRTC travaille avec 73 pays dans le but de fournir des solutions et un soutien technologiques, ainsi que l’accès à des milliers de publications, de conférences en ligne et d’outils sur les technologies climatiques.

Le Centre est co-animé par l’ONU Environnement et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et bénéficie du soutien de 400 partenaires du réseau à travers le monde entier.

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