Ouverture de la Bamako COP 2: « l’Afrique n’est pas la poubelle du monde »

Bamako Convention COP 2 (Photo-ClimateReporters:atayibabs)
Bamako Convention COP 2 (Photo-ClimateReporters:atayibabs)

Par Goore Medard Zadi

Plusieurs experts en environnement issus de vingt-cinq (25) pays d’Afrique se réunissent depuis ce mardi 30 janvier 2018 à Abidjan à l’occasion de la COP2 Bamako, pour discuter des avancées réalisées dans la mise en œuvre de la convention de Bamako,laquelle prone l’interdiction des déchets dangereux et radioactifs sur le continent africain.

Le thème retenu pour ces travaux prévus du 30 janvier au 01 Fevrier 2018 est «une plateforme pour une Afrique sans pollution».

« La gestion des déchets est aujourd’hui l’un des plus grands défis de notre temps et une préoccupation majeure pour nos Etats en raison de ses conséquences sanitaires et environnementales, » a indiqué la Ministre Anne Ouloto en présence de la présidente en exercice de la convention de Bamako, Aida Keita et d’Ibrahim Thiaw, Directeur Exécutif Adjoint de l’ONU environnement.

Elle a par ailleurs déploré les lacunes du droit international relatif au mouvement transfrontière des déchets dangereux.

Non sans manquer de signifier l’engagement prononcé  du gouvernement ivoirien dans la lutte contre la pollution sous toutes ses formes à travers plusieurs actions entreprises.

Entre autres, la ratification par le pays de toutes les conventions sur les produits chimiques et déchets, l’adoption de plusieurs textes relatifs à la gestion des déchets.

« Le gouvernement de la Côte d’Ivoire, fait de la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux une priorité, comme en témoigne notre engagement pour l’organisation de la COP 2 de Bamako ici à Abidjan, et de la Réunion Régionale de l’Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques les 6, 7 et 8 février prochains, toujours à Abidjan, dans le sillage de la réunion sous-régionale des experts et des Ministres de la CEDEAO pour la validation de la stratégie  et du le Plan d’Action intégrée de la gestion des déchets et produits chimiques,» précise la Ministre de la salubrité.

Pour Anne Ouloto, cette convention de Bamako est de toute évidence, comme solidarité trouver des solutions novatrices et un outil important  qui marque la volonté des africains de protéger leur santé et leur environnement.

Aussi, l’atteinte de ces défis majeurs, implique selon elle, que les Etats signataires de la convention redoublent d’efforts, poursuivre et multiplier leurs initiatives.

« Il nous faut réaffirmer notre volonté politique par le respect de nos obligations et de la mise en œuvre des décisions des COP en créant des synergies d’actions avec d’autres accords pertinents. Nous devons tout mettre en œuvre pour lui donner les moyens et l’envergure nécessaire qui lui permettront de jouer son rôle de plateforme pour une Afrique sans pollution, » a invité ses paires la Ministre Ouloto.

Et de conclure.<<Nous avons la responsabilité historique de ne pas laisser la convention de Bamako sombrer>> . Le Directeur Exécutif de l’ONU Environnement ,Ibrahim Thiaw a pour sa part traduit l’engagement des parties prenantes à la convention de faire en sorte que le continent africain ne soit pas une décharge. « Nous réaffirmons que plus jamais  l’Afrique ne serviras de poubelle du monde »,a-t-il déclaré.

 

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