Couvert forestier: La Côte d’Ivoire classée pays à risque après une observation indépendante

L’équipe de la WCF, dirigée par sa directrice exécutive Virginie Vergnes, en compagnie des participants de l’atelier (Photo : ClimateReporters/Gorée Zadi)

La situation de la forêt ivoirienne est d’autant plus inquiétante que préoccupante.

La côte d’Ivoire, au regard des observations faites en 2017 par l’organisme européen de certification de la légalité forestière, NEPCOM en 2017, est classée 9/100, avec un indice de risque forestière très alarmant.

L’information a été donnée jeudi 26 Septembre 2019, par la Wild Chimpanzee Foundation lors de la rencontre de lancement de la quatrième phase de son projet FAO-UE FLEGT, tenue à Abidjan-Cocody.

L’initiative 4 de ce projet, qui a débuté le 8 Août 2019 et prendra fin le 7 Août 2020, s’intitule : « Amélioration de la gouvernance forestière et de l’application du Règlement Bois de l’Union Européenne grâce à l’observation indépendante en Côte d’Ivoire. »

A travers cette autre étape, la WCF entend améliorer l’impact des missions d’Observation Indépendante et de surveillance forestière en terre ivoirienne.

Au cours de cet atelier qui a enregistré la participation d’une vingtaine d’acteurs issus de l’administration forestière, des opérateurs du secteur bois, des représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des membres des communautés riveraines des forêts différentes présentations ont été faites par l’équipe de la fondation WCF.

Il s’agit entre autres, des résultats à atteindre au cours de ce projet FAO 4, du règlement Bois de l’Union européenne et la diligence raisonnée ainsi que les principales observations et recommandations de l’Observation Indépendante Mandatée (OIM) issues des derniers rapports d’OIM de la WCF.

Au terme des échanges, Virginie Vergnes, Directrice exécutive de WCF a en présence du représentant de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne souhaité que la rigueur soit de mise au niveau de la législation administrative forestière tout en appelant à une réaction forte, les entreprises d’exploitation forestière ainsi que la Société des Forêts (SODEFOR).

Dans la foulée, elle a invité les organisations de la société civile à une forte implication dans le processus de gouvernance forestière sur le territoire ivoirien.

Faut-il le souligner, la quatre phase du projet d’amélioration de la gouvernance forestière prévoit la poursuite des missions d’OIM dans les 3 forêts Classées du Cavally ainsi que le renforcement des capacités des organisations de la société civile en matière d’observation indépendante.

Le projet permettra en sus, d’évaluer l’impact de l’OIM et de la surveillance dans la forêt classée du Cavally par la mise en place d’un dispositif de suivi de la faune et de la régénération forestière dans la dite superficie forestière.

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